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Entreprises de l'Economie Sociale, leurs atouts face à la crise
28 janvier 2010
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Retour sur la 2ème conférence organisée par le CEGES et Les Echos qui s’est tenue le 26 janvier à la Maison de la Chimie à Paris.

Différents acteurs du secteur sont venus témoigner, débattre, présenter et confronter leurs expériences dans toute leur diversité.

Une première table-ronde, composée de représentants du CJDES, de l’IFA, de l’entreprise adaptée Bretagne Ateliers et d’un représentant de la DG Entreprises et Industrie à la Commission Européenne, est venue souligner les spécificités de la gouvernance de l’économie sociale. Il apparaît en effet fondamental pour le secteur de s’approprier ses propres critères de gouvernance à partir de ses propres modes de fonctionnement.

Les intervenants se sont montrés unanimes sur le défaut d’éducation et d’intégration de l’économie sociale dans l’enseignement initial d’économie, secondaire et supérieur, et également dans la formation continue. "Les jeunes dirigeants d’entreprise qui sortent aujourd’hui des universités n’ont étudié que le modèle d’entreprise capitaliste".

Une deuxième table-ronde s’est intéressée à la question de la résistance des entreprises de l’économie sociale face à la crise. Les analyses chiffrées des Caisses d’Epargne et du cabinet d’audit PriceWaterhouseCoopers démontrent une meilleure résistance du secteur tant en investissements qu’en création d’emplois. Il faut toutefois nuancer ces chiffres : les représentants du Groupe Archer implanté dans la région de Romans et de la SCOP Flandre Ateliers implantée à Tourcoing font remarquer une baisse d’activité, certes inférieure à celle observée par les entreprises classiques, mais une situation complexe face à laquelle leurs structures d’économie sociale ont dû innover pour préserver leurs emplois et continuer à investir pour en créer de nouveaux. Pour ces acteurs de terrains, les principaux atouts des entreprises d’économie sociale sont l’ancrage territorial et la diversification des métiers et d’activités.

Le déjeuner a été l’occasion d’un débat avec le président des Restos du Coeur, Olivier Berthe. Face à la crise, les Restos ont dû accueillir 100 000 personnes en plus en 2009, une augmentation sans précédent à laquelle l’association a pu répondre grâce à une hausse des dons en parallèle. Si le président des Restos se félicite de la confiance témoignée par les donateurs, il ne peut que déplorer la diminution du soutien de l’Etat à l’association, en total paradoxe avec l’augmentation des besoins fondamentaux de la population.

L’après-midi a été introduite par Frédéric Tiberghien, ancien délégué interministériel à l’économie sociale, qui a dressé le "constat d’échec de l’économie contemporaine qui ne crée plus le plein emploi, c’est-à-dire l’échec du modèle dominant de l’entreprise capitaliste".

Les tables-rondes qui ont suivi ont permis de présenter des initiatives locales réussies avec la SCOP Acôme et la SCIC Champs des cimes, mais aussi avec des réseaux d’accompagnement de porteurs de projets tels le Réseau Entreprendre et la coopérative d’activités et d’emplois (CAE) Coopaname. Le débat a notamment porté sur la notion d’entrepreneuriat social, qui apparaît comme complémentaire à l’économie sociale, mais qui cache quelque peu l’entrepreneuriat collectif.

Affaire à suivre avec le prochain lancement du Mouvement des entrepreneurs sociaux...


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